Un incendie d’une ampleur exceptionnelle s’est déclaré dimanche 20 septembre 2026 en fin d’après‑midi sur un site de stockage du groupe Paprec à Dieulouard, entre Nancy et Metz. Le bâtiment désaffecté, rempli de balles de plastique compacté et de canettes en aluminium, s’est embrasé en quelques minutes, dégageant un panache de fumée noire visible à plusieurs kilomètres. Les premières alertes ont été reçues vers 18h16, et les pompiers ont rapidement constaté que l’entrepôt était entièrement la proie des flammes, dont les hauteurs atteignaient près de quinze mètres. Près de quatre‑vingts sapeurs‑pompiers ont été mobilisés pour contenir le sinistre et empêcher sa propagation.

Face à l’intensité du panache, les autorités ont déclenché une alerte FR‑Alert dans un rayon de dix kilomètres, invitant les habitants à rester chez eux et à fermer les fenêtres. Le trafic ferroviaire entre Nancy et Metz a été interrompu pendant plusieurs heures, le temps de sécuriser la zone.

Le bilan fait état de deux pompiers légèrement blessés et de cinq personnes évacuées par précaution. Environ 12 500 m² de déchets plastiques et de canettes ont été détruits. Bien que le site ne soit pas classé Seveso, la nature des matériaux brûlés a nécessité une surveillance prolongée pour éviter toute reprise du feu.

L’origine du sinistre reste au cœur des interrogations. Le maire de Dieulouard, Henri Poirson, évoque clairement la possibilité d’un acte volontaire : le bâtiment ne disposait d’aucune alimentation électrique et les matériaux étaient stockés depuis plusieurs semaines, ce qui rend improbable un échauffement spontané. « Le feu n’est pas démarré tout seul », affirme‑t‑il.

Ce n’est pas la première fois que le groupe Paprec est confronté à ce type de sinistre : un incendie majeur avait déjà touché l’un de ses sites dans le Maine‑et‑Loire quelques mois auparavant, un événement que nous avions analysé dans notre article sur l’incendie Paprec du Maine‑et‑Loire. Ces répétitions interrogent sur la sécurité des sites de recyclage, la gestion des déchets combustibles et les risques liés aux entrepôts désaffectés.

Les premières analyses atmosphériques ne révèlent pas de danger sanitaire immédiat, même si des odeurs persistantes ont été signalées dans plusieurs communes du sud de la Moselle. Les autorités recommandent de rester prudent jusqu’à la fin des opérations de refroidissement.

L’enquête devra désormais déterminer le point d’origine du feu, rechercher d’éventuelles traces d’accélérant et analyser les témoignages recueillis. Les conclusions officielles sont attendues dans les prochains jours, mais la piste criminelle demeure, à ce stade, la plus sérieusement envisagée.


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