La rénovation énergétique est un nouvel aspect qui consiste à apporter des modifications dans les logements ou bâtiments déjà existants, dans l’objectif de lutter contre le réchauffement climatique, d’améliorer les conditions de vie et de soutenir le pouvoir d’achat, en effet la France a lancé ce projet tardivement en comparaison avec les autres pays de l’union européenne qui ont été sures, il y a longtemps, de l’importance de la rénovation énergétique.

En 2007, cette thématique a été abordé par les spécialistes de l’environnement qui ont alerté les pouvoir publics sur l’importance de lancer une démarche dans ce sens, de se faire les autorités ont commencé à organiser des rencontres sur la thématique pour arriver en 2012 à une conférence sur l’environnement, et qui mis en évidence les lignes directrices du gouvernement français pour booster la rénovation énergétique dans le pays. 

Il est important de signaler que pour faciliter les projets de rénovation énergétique, les pouvoirs publics ont dû mettre en place un ensemble de textes réglementaire, détaillé comme suit :

Loi grenelle 1 :

Publiée le 3 août 2009, elle vise la programmation relative à la mise en œuvre du Grenelle de l’environnement qui formalise 268 engagements.

Elle comporte un ensemble de lignes directrices tels que :

  • Renforcement des textes réglementaires de la thermique  applicable aux constructions neuves afin de diminuer drastiquement les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre tels que le CO2.
  • Réduction de la consommation d’énergie des bâtiments existants d’au moins 38 % d’ici à 2020. À cette fin, l’État se fixe comme objectif la rénovation de plus de 400 000 habitations annuellement à compter de 2013.
  • Incitation des acteurs de la formation professionnelle à engager un programme pluriannuel de qualification et de formation professionnelle à l’efficacité énergétique des bâtiments pour favoriser les activités de rénovation des bâtiments.
  • La promotion du bois comme éco-matériau dans la construction et adapter les normes de construction au matériau bois.
  • Amélioration de la gestion des déchets en imposant les diagnostics aux chantiers de démolition et les plans de gestion départementaux, aussi travailler pour réduire les déchets en encourageant le recyclage, et en réduisant la production de déchets à la source.
  • Amélioration de la qualité de l’air intérieur des habitations, notamment dans les établissements recevant un public important ou sensible.

Loi grenelle 2 :

Publiée le 12/07/2010 et comporte 100 articles qui définissent 06 lignes directrices principales qui sont : 

  • Bâtiments et urbanisme avec un double objectif : diviser par cinq la consommation d’énergie dans les constructions neuves en 2012 et modifier le code de l’urbanisme afin de favoriser les énergies renouvelables ;
  • Transports avec des mesures en faveur du développement des transports collectifs urbains ou favorisant le développement des modes alternatifs à la route pour le transport de marchandises ;
  • Énergie et climat avec pour objectif central la réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre en 2020 ;
  • Préservation de la biodiversité avec des dispositions relatives à l’agriculture, à la protection des espèces et des habitats ainsi qu’à l’assainissement et aux réserves en eau ;
  • Protection sanitaire et gestion des déchets avec des dispositions contre les nuisances sonores ou lumineuses et des mesures visant à davantage responsabiliser les producteurs de déchets ;
  • Définition d’une « nouvelle gouvernance écologique » permettant d’engager la concertation en amont des projets grâce, notamment à la rénovation des enquêtes publiques et à l’intégration d’associations d’éducation à l’environnement dans les instances de consultation.

La RT 2012 :

Elle réglemente l’efficacité énergétique d’un bâtiment dans son ensemble. Elle impose ainsi des seuils de performance sous la forme de trois exigences de résultat : conception bioclimatique, qualité du confort d’été et faible consommation d’énergie primaire.

L’architecture bioclimatique recommande par exemple de maximiser les apports solaires d’hiver, ce qui revient à privilégier les ouvertures en face sud, et de recourir au maximum à l’éclairage naturel, ce qui conditionne la surface globale des fenêtres. Pour réduire les surchauffes estivales, il s’agira en revanche de limiter l’exposition solaire en été et de renforcer l’inertie thermique du bâtiment. Ces deux facteurs vont donc imposer des contraintes fortes en termes de choix d’orientation et de composition des façades.

La RT 2012 plafonne la consommation énergétique primaire d’un bâtiment à 50 kWh/m² par an, tout en modulant cet indicateur selon la zone climatique, l’altitude et la surface du bâtiment. Pour atteindre cet objectif, il est nécessaire de limiter fortement les déperditions thermiques des façades en hiver et les surchauffes en été.

La RT 2012 n’oriente pas le choix du système isolant : tous les matériaux isolants usuels sont recevables, de même que les structures à isolation réparties (bétons cellulaires et briques terre cuite de forte épaisseur). Ce qui compte est la résistance thermique globale du mur, qui est la somme de la résistance du mur lui-même et de la résistance de l’isolant, et sa capacité à déphaser les ondes de chaleur estivales. Si le mur est un peu faible sur le plan thermique, il faudra renforcer une autre composante du bâtiment, l’essentiel étant de ne pas dépasser le plafond de consommation global.

Aussi, il est important de réduire les ponts thermiques car la réglementation RT 2012 confirme que les ponts thermiques peuvent représenter jusqu’à 40% de la consommation en chauffage. Il s’agit de tous les défauts locaux du complexe isolant, l’idéal étant qu’il soit continu tout autour de l’espace habité. Ces discontinuités sont sensibles au niveau des menuiseries et de tous les raccords entre planchers, plafonds, balcons et murs extérieurs.

La RT 2012 impose un maximum à ne pas dépasser aux ponts thermiques entre planchers et murs extérieurs, mais également une limite à la somme de l’ensemble des ponts thermiques d’un bâtiment. Toutes sortes de détails d’un système constructif peuvent constituer un pont thermique et le discréditer, mais en pratique cette mesure va surtout mener à une généralisation de l’isolation par l’extérieur, qui reste la meilleure façon d’éliminer la majorité des ponts thermiques.

La rénovation énergétique est une démarche règlementaire et nécessaire pour toute habitation, car ça permet de faire des économies et de contribuer à l’effort commun de protection de l’environnement, néanmoins cette démarche ne peut pas s’improviser mais doit être bien préparer et réaliser par du personnel qualifié pour être sûr de l’atteinte des objectifs attendues.


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